Ah, le Café des Rigolos ! Que de souvenirs !
On peut effectivement en parler avec nostalgie... et tristesse.
C'était effectivement l'endroit incontournable de Warang. J'y avais beaucoup de potes que je retrouvais régulièrement pour boire
un des pot(s) et on palabrait sans fin sous l'ombre des magnifiques manguiers.
Malheureusement ce lieu convivial a dérapé. On y voit des rastas, fumeurs de spliff, complètement beurrés qui cherchent un peu des noises à tout le monde. J'y ai mis les pieds la dernière fois en janvier 2008. Dégouté.
De même, tous les gens sympas ont désertés l'endroit. On se retrouvait finalement chez Pape, en face du Serjim*; mais bon... je ne suis pas certain que ça ne tourne pas en jus de boudin. Ce qui montre qu'un sénégalais, quand il se se croit "arrivé" ne se sent plus pisser: il avait cru bon d'ajouter un plat du jour unique à 1000 fr (à ce qui n'était qu'un bar). Voyant qu'il y avait du monde, il l'a passé à 1500 fr (!)... en diminuant les portions. Je lui ai dit que c'était un "niak" et qu'il perdrait des clients...Les gens viennent boire un coup mais ne bouffent plus chez lui. (Dans le genre vessie incontinante, il y aussi "chez Annick" à Nianing...).
* Le Serjim, voilà l'exemple type du tournage en jus de boudin. C'était le lieu convivial par excellence et j'en avais fait ma "cantine" -super bouffe-, mais comme souvent le cerveau peut tourner en jus de boudin
grâce à cause du pastis local qui détruit les neurones. Le proprio, français, sympa et marié à la délicieuse Germaine est devenu complètement givré et agressif envers sa femme, son personnel (traumatisé) et les clients.
Résultat: il n'a pratiquement plus personne.