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marie
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« le: 12 Juin 2008 à 15:16:04 » |
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Quel dommage que l'édifice de cet hôtel!!!! (voir copie d'article ci-dessous sur rewmi.com)
En marge de l’accord pour le démarrage des activités de la Zone économique intégrée de Diass, le Premier ministre Cheikh Hadjibou Soumaré avait passé un accord avec le sultan Ahmed Bin Sulayem, en présence de Karim Wade, le président de l’Anoci. Il porte sur la construction d’un hôtel cinq étoiles à Gorée, et de l’exploitation d’un parc d’oiseaux et d’une réserve animalière. Si les Emiratis ne font nul mystère de cet accord, on n’en entend pas parler par les pouvoirs publics, toujours prompts à se vanter des investissements qui se créent dans ce pays. Qu’est-ce qui explique cette subite discrétion ?
Par ailleurs, la multinationale émiratie va exploiter un parc et une réserve d’oiseaux au nord de Dakar, ainsi qu’une réserve animalière pas trop loin de la capitale sénégalaise.
Toute cette discrétion, fort inhabituelle de la part des autorités de ce pays, pousse à se demander ce qui les gênerait tant dans cette transaction. Car, il faut se rappeler que l’Ile de Gorée a été déclarée depuis longtemps, patrimoine historique et culturel classé, de niveau mondial, par l’Organisation des Nations-Unies pour l’Education et la Culture (Unesco). Nul n’a théoriquement le droit d’y modifier une bâtisse, si ce n’est pour la réfectionner, et on ne peut y construire un ouvrage moderne sans prendre le soin de veiller que cela ne remettra pas en cause le caractère historique des lieux. De plus, les dimensions de l’île sont si exiguës que l’on se demande où l’on va tirer l’espace nécessaire à la construction d’un hôtel de classe internationale. A moins d’exproprier et d’expulser plusieurs résidents.
Les mêmes questions se posent en ce qui concerne les autres parties du protocole d’accord. La seule réserve d’oiseaux connue au nord de la capitale, est le Parc national des oiseaux de Djoudj, non loin au nord de la ville de Saint-Louis. Ici, également, le site est un patrimoine mondial, une réserve classée. C’est dans le parc national de Djoudj que les oiseaux migrateurs viennent se reproduire ou se réfugier, dans leur route pour fuir les rigueurs de l’hiver dans l’hémisphère nord, ou faire escale, lorsqu’ils remontent vers le nord. Jusqu’à présent, aucune exploitation commerciale à grande échelle n’en avait été faite, bien que le lieu soit ouvert aux touristes, et qu’une auberge soit même installée en son sein. Il est certain que l’arrivée d’un poids lourd des affaires comme la multinationale Dubai World, changerait de façon radicale les choses.
De l’autre côté, une réserve animalière est déjà exploitée à quelques kilomètres de Dakar, à Bandia, à une dizaine de kilomètres de Mbour, sur la RN1. Comme on imagine mal que deux sites de ce type soient suffisamment rentables à une si courte distance l’un de l’autre, on est amené à penser que les partenaires de M. Karim Wade qui, après Dakar, a accompagné ses amis au Bénin, ainsi que le montre une photo postée sur le même site, à l’issue de l’audience que leur a accordée le Président Yayi Boni du Bénin, deux jours plus tard, voudraient sans doute faire main basse sur le site animalier de Bandia.
Et si cela venait à se faire, la multinationale dirigée par le dirigeant émirati aura fini de s’offrir un joli morceau du Sénégal. Elle aura ainsi pris le contrôle du Port de Dakar, et de son extension à travers le Port du futur, elle va de même contrôler la majorité des investissements à venir dans le pays, à travers la Disez, et cerise sur le gâteau, elle va se poser en concurrente des opérateurs du secteur du tourisme, en investissant dans l’hôtellerie et les sites les plus prisés.
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