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dofdof
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« le: 17 Octobre 2008 à 12:36:32 » |
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Ces gens là
D'abord .....D'abord, y a l'ainé,enfin,le fils de son pére ... Qu'on appelle l'Oncle Sam... Qui se voit maître du monde, tellement qu'il y croit, tellement qu'il y a cru Qui fait rien depuis des mois ... Qui n'a rien vu venir .... Lui qu'est complétement cuit et qui se prend pour le roi ... D'ailleurs, il arrête, c'est sur dans 3 mois ... Et on le retrouve, pantin, dans Wall Street qui roupille Distribuant les dollars pour stopper la panique Et puis qui balbutie, et qui fait des bruits de Bush, pour dire: j'ai rien compris Faut vous dire, monsieur, que chez ces gens là, on ne pense pas, monsieur, on ne pense pas, on prie.
Et puis il y a les autres ... des dollars dans les yeux ... Tous ces types qui bandent dès qu'on parle dividendes ... Les enfants de Rockfeller qui ne sautent dans le vide qu'en parachute doré ... Qui font leurs p'tites affaires avec leurs gros manteaux, avec leurs grands chapeaux, avec leurs p'tits lingots .. Eux non plus n'ont rien vu venir ... Alors ils dégringolent, moins dix, moins vingt, moins trente ... Et quand c'est la faillite, on demande à l'ainé de quoi finir l'année ... Faut pas jouer les riches, quand on n'a plus le sou ... Faut vous dire, monsieur, que chez ces gens là, on ne vit pas, monsieur, on ne vit pas, on triche.
Et puis il y a la famille ... tous les neveux d'europe Qui font tous dans leur froc parce que l'oncle est malade ... Qui savent plus quoi nous dire pour pas nous faire trop peur ... Mais qui en disent quand même parce qu'ils ne savent pas se taire ... Qui partent tous aux abris quand il y a le CAC qui craque ... Faut vous dire, monsieur, que chez ces gens là, on ne rit pas, monsieur, On ne rit pas, on compte ...
Et puis, et puis ... il y a nous autres ... Quelques milliards d'humains perdus dans la tourmente ... Sans logis des subprimes, petits porteurs tremblants, méres de famille nombreuse, famille moyenne, cadres moyens, Tous ceux qui attendaient bas de laine pour voir l'avenir meilleur, Tous ceux qu'ont fait confiance à ce foutu systéme Qui emporte avec lui les hommes et leurs galéres ... Faut arrêter d'y croire, pour un instant, pour un instant seulement, Et peut-être pas pour seulement un instant ... Faut juste sauver notre peau ... enfin ce qu'il va en rester ... Parce que faut vous dire, monsieur, Que pour ces gens là, les autres quelle importance ...
en hommage à jacques Brel, texte de Jean Pierre GAUFFRE sur France info, rubrique « il était une mauvaise fois »
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