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Auteur Sujet: Faire venir un sénégalais en France  (Lu 12971 fois)
cathy
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« Répondre #225 le: 01 Juillet 2010 à 13:30:45 »

Vous confondez "audition" et "enquête" .... 
 Avant la nouvelle procédure de l'an dernier, l'audition était systématique au consulat pour obtenir le CCAM, l'enquête était réservée aux cas "litigieux" ... et se faisait en France soit par la gendarmerie, la police ou la PAF.  (entre nous, l'audition, c'était du pipi de chat par rapport à l'enquête).

Et la carte de 10ans, c'est bien pour les dix années à venir !!
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« Répondre #226 le: 01 Juillet 2010 à 20:25:51 »

Cathy... tu parles d'avant... et maintenant, c'est quoi? audition ET enquète? 
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« Répondre #227 le: 01 Juillet 2010 à 21:06:47 »

Cathy... tu parles d'avant... et maintenant, c'est quoi? audition ET enquète? 

Ben oui, tiptaptop, comme je le dis depuis le début, nous sommes ici en France, pays de "l'identité nationale" et de "l'immigration choisie", pays de "liberté". "la France aux français", comme le disait l'autre TDC.
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« Répondre #228 le: 01 Juillet 2010 à 23:15:54 »

audition et enquête pour la carte de séjour peut-être et pour un mariage en France. Pour le mariage au Sn, il n'y a plus d'audition.
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« Répondre #229 le: 01 Juillet 2010 à 23:31:55 »

audition et enquête pour la carte de séjour peut-être et pour un mariage en France. Pour le mariage au Sn, il n'y a plus d'audition.

Ah bon ...
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« Répondre #230 le: 02 Juillet 2010 à 00:37:37 »

Ah bon? ...  tant mieux! 
on verra 
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« Répondre #231 le: 09 Juillet 2010 à 10:41:26 »

Pour info ...

Visas pour la France : le parcours du combattant
vendredi 09 juillet 2010

La Cimade vient de publier une étude sur les pratiques des consulats français en matière de délivrance des visas. « Constat accablant », pour l'association.

« Le visa pour la France, c'est comme acheter un ticket de loto. C'est payant, mais on ne gagne pas à tous les coups. » Parole de demandeur de visa algérien. La Cimade vient de livrer le résultat de ses recherches sur les pratiques des consulats, notamment en Algérie, Sénégal, Mali, Turquie, Ukraine et Maroc.

Cette association de soutien aux migrants recueille depuis des années des témoignages d'étrangers égarés dans l'univers kafkaïen de la délivrance du visa. Le précieux sésame, délivré par un consulat, permet d'entrer en France pour un court ou long séjour, pour faire du tourisme, des études ou rejoindre de la famille... « Il s'agit d'un droit fondamental, celui de la libre circulation, rappelle Mickaël Garreau, de la Cimade, qui a séjourné dix jours en Ukraine. Il y a des personnes qui ne peuvent pas venir assister à un enterrement ou rejoindre un conjoint. »

Consulat bunker

Car le visa est devenu un élément-clef de la politique d'immigration. « On soupçonne chaque demandeur de vouloir s'installer en France », analyse l'association. En 2008, 2,3 millions de visas ont été délivrés. Environ 10 % des demandes sont refusées, sans que cela soit forcément motivé. Un chiffre qui cache de grandes disparités en fonction des pays.

« Le constat est accablant », affirme Mickaël Garreau. Pour solliciter un visa, il faut déjà accéder au consulat. Un lieu transformé en « bunker ». Dans certains pays, il faut acheter une carte spéciale pour joindre un centre d'appel qui fixe les rendez-vous dans des délais parfois longs. Des consulats sous-traitent aussi une partie du travail. « Où est la confidentialité quand ce sont des ressortissants du pays qui enregistrent les demandes ? », interroge la Cimade.

L'association pointe aussi « l'argent qu'il faut verser et qui n'est pas remboursé, même si la demande est refusée, et le flou complet des documents à produire dont la liste ne cesse de changer » : justificatifs de ressources, photo avec l'ami qui vous accueille en France, facture prouvant des communications fréquentes vers Paris... En fonction de la nationalité du demandeur et de son statut, certains obtiennent un visa en 48 h, d'autres attendent une réponse durant des mois.

Riwanon Quéré, militante à la Cimade, a été frappée à Kiev par « l'image singulièrement dégradée de la France. Des hommes d'affaires préfèrent aller vers d'autres consulats, comme celui de l'Allemagne ».

Marylise COURAUD.
(source Ouest France)
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« Répondre #232 le: 09 Juillet 2010 à 12:12:51 »

Leral.net :

"""Le quotidien La Croix parle du calvaire des demandeurs de visas au consulat de France à Dakar
Tous les ans, 30 000 Sénégalais entament la démarche. Ils doivent obligatoirement passer par un serveur téléphonique extérieur et fournir une liste impressionnante de documents

Moussa, 30 ans, chauffeur de son état, est originaire d’un quartier populaire de Dakar. Dès le mois de mai, il a commencé ses démarches pour venir en France cet été, en appelant Africatel, le serveur extérieur qui gère, pour l’ambassade, les prises de rendez-vous pour l’obtention des visas.

Cette procédure a été imposée depuis février 2001 aux demandeurs sénégalais, toujours très nombreux. 30 000 personnes demandent chaque année un visa pour la France. Et la procédure n’est pas exempte de ratés.

« J’ai dû me rendre dans une banque et payer 5 000 francs CFA (7,65 €) pour obtenir un code d’accès. Ensuite, je disposais de 12 minutes au téléphone pour décliner mon état civil et que l’on me donne une date de rendez-vous pour la remise du dossier. Il vaut mieux être préparé car ça peut couper à tout moment à cause des pannes d’électricité ou de téléphone », raconte le jeune homme encore sous le coup de l’émotion après cette expérience malheureuse.

Convocations inutiles

À l’instar de nombreux autres demandeurs, convoqués comme lui pour un premier rendez-vous le 15 juin, une surprise amère l’attendait à son arrivée à 8 heures du matin ce jour-là. Ni son nom, ni son numéro de passeport, ni sa date de naissance ne figuraient sur la liste des personnes prévues à l’entrée du consulat, toujours sous bonne garde, malgré sa convocation en bonne et due forme. Il a donc été « refoulé » avec dix autres personnes dans la même situation que lui.

« Évidemment, j’ai aussitôt cherché à rappeler Africatel pour avoir une explication. Mais pour arriver à les obtenir, il m’a fallu recommencer toute la procédure du code d’accès en payant à nouveau 5 000 francs CFA », témoigne-t-il. Son erreur ? Il avait tout simplement « omis » de confirmer son premier rendez vous 48 heures à l’avance. Du coup, il avait été purement et simplement rayé de la liste des rendez-vous pour ce jour-là. « C’est scandaleux de procéder ainsi car, évidemment, personne ne m’a dit qu’il fallait que je rappelle au moment de ma première inscription », commente-t-il, très mécontent, d’avoir perdu à nouveau quinze jours pour pouvoir obtenir une nouvelle convocation afin de déposer son dossier.


« On a vraiment l’impression que tout est fait pour nous dissuader d’aller en France »

« Je dois voyager vers le 10 juillet et je ne sais toujours pas si je vais pouvoir partir. On a vraiment l’impression que tout est fait pour nous dissuader d’aller en France, simplement parce que nous venons d’Afrique. Alors que les Français, eux, peuvent entrer librement au Sénégal sans même avoir besoin de visa touristique », s’insurge-t-il.

Moussa fait, pourtant, partie des « chanceux » puisque son employeur l’a déclaré à l’Ipres, la caisse de retraite des travailleurs sénégalais. Il a ainsi été en mesure de fournir toutes les pièces exigées par l’administration consulaire, dont la liste est très longue et pas toujours justifiée, surtout pour un visa de court séjour.

« Les ressortissants sénégalais souhaitant se rendre en France doivent, quelle que soit la durée du séjour, fournir des bulletins de paie pour les trois derniers mois, des relevés de leur compte bancaire, également pour les trois derniers mois, une attestation de domicile, une attestation de mise en congé de leur employeur pendant le séjour, une lettre d’invitation et de prise en charge en France, une assurance voyage et de rapatriement qui coûte 60 € pour trois mois, et n’est pas remboursée en cas de refus, pas plus d’ailleurs que les frais de visa, également de 60 € », explique un employé du consulat de Dakar ayant requis l’anonymat. « Évidemment, dans beaucoup de cas, toutes ces pièces sont difficiles ou impossibles à réunir. Or, il suffit qu’une seule pièce manque pour que le visa soit automatiquement refusé », ajoute-t-il.
80% des demandes seraient satisfaites

Pour le nouveau consul de France à Dakar, Jean Marc Grosgurin, ces difficultés ne sont qu’apparentes, car plus de 80 % des demandes annuelles de visa émanant du Sénégal sont satisfaites. « Ce qui est pénible, ce sont les interventions incessantes pour telle ou telle personne, confie-t-il. Nous perdons, aussi, beaucoup de temps à vérifier des pièces cruciales, comme l’état civil ou les certificats de mariage, qui nous sont parfois données sous une forme peu présentable. Forcément, nous sommes suspicieux. »

Aérés, spacieux et permettant un accueil personnalisé et « plus humain », les locaux du service des visas du consulat de France à Dakar délivrent, depuis le 22 décembre 2007, des visas biométriques. Une procédure fiable, rapide et totalement confidentielle qui « permet d’augmenter le nombre de visas de circulation, conformément aux vœux de l’Union européenne », selon les autorités consulaires. « C’est mieux qu’avant, reconnaît une ressortissante française mariée à un Sénégalais, mais les procédures restent quand même, encore, extrêmement tatillonnes. »

Le Sénégal a été l’un des premiers pays à introduire l’instruction civique et l’apprentissage du français pour les conjoints de ressortissants ou de résidents français. Il a aussi permis aux étudiants désireux de poursuivre leurs études en France d’effectuer toutes les démarches administratives en ligne grâce à la mise en place d’un « Campus France ».

« Nous préférons nous tourner vers les Etats-Unis »

« Les élèves sénégalais qui ont une mention au bac ne rencontrent aucune difficulté pour obtenir un visa étudiant », selon un responsable d’établissement sénégalais. En revanche, sur le front des visas de travail, qui est la grande nouveauté de l’accord sur la gestion concertée des flux migratoires ratifié par les deux pays en 2009, c’est le statu quo.

« Avec la crise actuelle et le chômage en France, il ne faut pas rêver. On va continuer à refouler les sans-papiers ; les visas de travail pour la France seront délivrés au compte-gouttes. C’est pourquoi nous préférons nous tourner vers les États Unis », commente un jeune diplômé sénégalais.

Christine HOLZBAUER, à DAKAR via politicosn

Jeudi 8 Juillet 2010
(Plus d'informations demain sur leral .net) """
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« Répondre #233 le: 09 Juillet 2010 à 12:39:37 »

Leral.net :

80% des demandes seraient satisfaites


c'est pour tous les visas je suppose car pour les visas touristiques ça serait plus 20% des demandes qui sont acceptées...
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« Répondre #234 le: 09 Juillet 2010 à 20:35:39 »

C'est bien la France qui est un pays de m ... !!!  Car, le problème des visas n'est pas l'apanage du Consulat de France de Dakar.

Voici quelques témoignages éloquents ... J'ai vraiment honte de mon pays !!!!!



LEMONDE.FR | 09.07.10 | 12h39  •  Mis à jour le 09.07.10 | 13h15

"La Cimade, service œcuménique d'entraide, a enquêté pendant plusieurs mois sur les pratiques des consulats de France de six pays en matière de délivrance des visas et a dressé un constat accablant des pratiques. De très nombreux internautes du Monde.fr ont témoigné de leurs propres difficultés pour obtenir le sésame. Liste de documents à fournir interminable, frais importants, mauvais accueil, décisions non motivées ont dissuadé beaucoup d'entre eux de tenter d'obtenir un visa pour la France.

    * Chemin de croix, par Walidi S.

Pour celui qui n'est pas passé par là, il ne saura jamais de quoi il s'agit. Tout d'abord, tout demandeur est un suspect. De quoi ? De tout et de rien. Et tout d'abord de vouloir s'incruster en France (ou dans un autre pays européen). Le dossier à fournir ? Il faudrait établir une check-list pour n'en oublier aucun. Avoir accès au consulat ? Il faudrait prendre son rendez-vous deux mois à l'avance. C'est une humiliation quotidienne pour des milliers de citoyens, dont le seul souci est d'aller voir ce qui se passe ailleurs. C'est aussi pourquoi des milliers de citoyens préfèrent aujourd'hui la Turquie, la Thaïlande, la Tunisie... ou simplement rester chez eux. Ce n'est pas à 60 ans qu'on pourra refaire sa vie ailleurs, n'est-ce pas ?

    * Renoncement, par M'hamed B.

On n'ose plus demander de visa. Ce parcours de combattant nous a fait renoncer à formuler toute demande.

    * Pas de visa pour reconnaître son enfant français, par Simia A.

J'étais enceinte d'un étranger et devais accoucher en France (je suis française). Pour qu'il puisse assister à l'accouchement afin de reconnaître l'enfant à la naissance, nous avons fait une demande de visa, avec tous les documents (administratifs, financiers, médicaux, attestation qu'il était bien le père de l'enfant à naître, certificat d'hébergement, etc.) à l'appui. Tout était en ordre. L'ambassade de France lui a refusé le visa. Lors de l'entretien, l'agent consulaire lui a dit : "Nous nous réservons le droit de vous dénoncer auprès de vos autorités", car les relations sexuelles hors mariage sont interdites dans le pays en question. Le truc fou.

Depuis, l'enfant a 3 ans et la nationalité française. Il n'a toujours pas été possible à son père de le reconnaître, les autorités françaises m'indiquant à chaque fois que le père "aurait dû être présent à la naissance, ou doit se présenter à la mairie de naissance". Inutile de dire que toutes les demandes de visa suivantes ont également été rejetées.

Plus tard, j'ai appris qu'il y avait apparemment une circulaire visant à interdire les visas dans ces cas-là (futurs pères d'enfants français, provenant de pays en développement), sinon (dans les termes de l'ambassadeur qui m'expliquait le cas) "vous imaginez, en tant que père d'un enfant français, il pourrait venir tout le temps".

    * En dix ans, les choses ont bien changé, par Mila J.

Il y a six mois, ma mère a formulé le souhait de venir passer ses vacances auprès de moi, en France. Indonésienne, elle n'était pas venue depuis la fin des années 90. Mais en dix ans, les choses ont bien changé en termes de politique d'accueil des étrangers.  Attestation d'accueil, justificatifs de domiciliation de l'hôte, de ressources, photocopie du contrat de location, lettre de motivation... pour trois semaines de vacances en France, les garanties exigées nous ont paru étonnantes mais nous nous y sommes pliées.

Après deux mois de procédures, ma mère obtient enfin un rendez-vous à l'ambassade à quelques jours de son départ. Quelle ne fut pas sa surprise quand, après diverses interrogations quant à ses "réelles" intentions, on lui a demandé de fournir ses anciens passeports et de prouver que j'étais bien sa fille ! En quel honneur l'hôte doit-il afficher un lien de filiation ? Pourquoi a-t-elle dû fournir tous ses anciens passeports ? Pourquoi l'ont-ils soumise à un questionnaire inquisiteur ? Paniquée et humiliée, ma mère a failli baisser les bras.

Prise par le temps et révoltée, j'ai agité les réseaux et en frappant à la bonne porte, j'ai pu débloquer la situation. Mais la manière dont on a traité ma mère prouve bien des choses quant à la politique migratoire à laquelle le gouvernement soumet notre pays aujourd'hui. A-t-il si peur de ses étrangers au point de voir en une cadre supérieure de 58 ans la menace d'une future "clandestine" ? Il semblerait que oui... quelle honte...

    * Refus de visa à un jeune Béninois, par Michel Z.

J'ai voulu inviter un étudiant en sciences béninois à venir passer quinze jours en France, ceci pour remercier sa famille de nous avoir hebergés un mois a Cotonou. Le visa lui a été refusé trois fois sans raison. J'avais indiqué au commissariat de ma ville les documents demandés, à savoir : avis d'imposition, engagement à payer le billet de retour, attestation d'hébergement avec photo de la chambre qui lui était destinée, engagement à prendre en charge ses frais de séjour en France, etc. Malgré cela, visa refusé. Et la France se dit pays d'accueil...

    * Le consulat a exigé de voir le faire-part de mariage, par Ozan A.

Ma tante a déposé une demande de visa auprès du consulat turc à Istanbul pour pouvoir se rendre à mon mariage en France. A cet effet, elle a rempli le formulaire de demande de visa et fourni l'ensemble des pièces exigées. De même, elle a fourni tout un ensemble d'éléments comptables démontrant sa solidité financière. Cependant, le consulat de France à Istanbul a exigé de voir le faire-part de mariage ainsi que le contrat de réservation du lieu où le mariage devait se dérouler... Nonobstant le fait que ces derniers documents n'étaient pas formellement exigés, ces derniers ont tout de même été adressés au consulat. Malgré le respect de l'ensemble des formalités, le consulat de France a refusé de délivrer un visa à ma tante. Il est regrettable de constater que la délivrance de visa pour un citoyen turc désirant se rendre en France soit basée finalement sur l'arbitraire.

    * "On nous traite comme des singes", par Denis B.

Je suis français, ma belle-famille camerounaise. Depuis des années, nous avons essayé de faire venir des frères ou la mère de mon épouse, sans succès, pour le simple plaisir de passer du temps ensemble, en famille. Tous les membres de la famille qui ont tenté de faire une demande de visa se sont heurtés à des refus, les tampons de sanction bien visibles dans leur passeport. Marqués au fer rouge, ils sont disqualifiés pour toute nouvelle tentative.

Ma belle-mère ne veut même plus essayer d'aller au consulat de France : "On nous traite comme des singes, là-bas." C'est vrai : je l'ai constaté. Je trouve tellement triste cette situation. La libre-circulation des marchandises et des personnes n'est un dogme que pour une petite partie de l'humanité. D'autres anciennes puissances coloniales traitent bien mieux les ressortissants de leurs anciennes colonies. Mais la France n'assume pas son passé et son histoire, et n'assume même pas ses diverses identités. C'est malheureux et, à mon avis, symptomatique de la décadence de notre pays. Les déçus de la France se tournent alors vers le Québec et les Etats-Unis : ces terres ouvertes au monde en récolteront demain les fruits.

    * Consulat de France à Mexico, par Sébastien Melgar

Ma compagne, colombienne mais étudiant au Mexique, a cherché à obtenir un rendez-vous au consulat de France de Mexico en avril 2009. Par téléphone, personne n'y parlait espagnol et on l'a redirigée vers le site Web du consulat. Le site Web était en panne depuis plusieurs semaines, il était impossible d'obtenir un rendez-vous ou de s'inscrire nulle part.

Ma compagne a donc décidé de faire huit heures de bus afin de se rendre directement au consulat afin de prendre rendez-vous. Elle n'a pas été autorisée à franchir le seuil du bâtiment. On lui a répondu à l'entrée que l'inscription et le rendez-vous étaient obligatoires par Internet, sur le site qui ne fonctionnait pas. Elle a donc demandé un visa touristique au consulat espagnol, qui lui a été accordé sans problème. J'ai honte de mon pays depuis ce jour.

    * 175 euros pour deux semaines en France..., par Camille R.

Mon compagnon est chinois, je suis francaise, nous vivons à Pekin. Pour de simples vacances de deux semaines en amoureux dans ma chère patrie, mon compagnon a dû debourser 175 euros et poser trois demi-journées de congé. C'était pourtant la deuxieme fois... Ce qui nous choque vraiment, outre le prix exorbitant du visa lui-même (60 euros, le salaire moyen mensuel chinois) et de l'attestation d'accueil (45 euros... mais où sommes-nous ?), a été l'obligation de passer par une agence privée, Visas France, pour l'obtention du visa. Cette procédure qui devrait être prise en charge par le consulat est en réalité sous-traitée à cette entreprise, et qui paye ? Nous. Même les conjoints mariés ont l'obligation de passer par Visa France et de débourser 25 euros de plus... (...)

    * Pas de visa pour une Tibétaine, par Jean Pierre B. et Dominique M.

Nous désirions recevoir notre filleule tibétaine, qui réside en Inde. Nous lui avons donc acheté un billet d'avion, pris une assurance, envoyé une invitation, fait toutes les formalités à la mairie, nous pensions qu'il n'y aurait pas de problèmes. De son côté notre filleule s'est rendue à New Delhi pour déposer sa demande de visa à l'ambassade de France, elle était confiante et le ciel lui est tombé sur la tête car lorsqu'elle s'est rendue une nouvelle fois à Delhi, le jour de son départ, elle a appris que son visa était refusé, le tout sans explication. Etant fort marris de cet état de chose nous avons écrit au ministère des affaires étrangères, qui nous a répondu environ deux mois après qu'il ne donnait pas d'explication. (...)

    * Visa d'études, par Bouloghine B.

Je suis diplômé en biologie à l'université d'Alger. J'ai pu obtenir une admission en licence professionnelle bio-informatique à l'université de Clermont-Ferrand en 2006, je me suis inscrit sur le site Campus France, qui assiste les étudiants algériens dans leur procédure, j'ai passé mon test de connaissance du français que j'ai obtenu avec un niveau 4. J'ai rempli toutes les conditions administratives et financières exigées tout en payant tous les frais afférents.

En fin de compte, j'ai reçu au bout de trois mois un bout de papier tout blanc avec un cachet apposé dessus sur lequel on peut lire en majuscule "VISA REFUSE", pas un mot de plus. Vous ne pouvez pas imaginer ma grande déception aprés des mois de cavale pour ce fameux sésame. J'ai vécu la même histoire en 2007, en ayant une admission à l'université de La Rochelle, j'ai repassé une deuxième fois le test de connaissance du français qui n'est valide que pour deux ans. Après cette double déception je n'ai pas retenter ma chance.

Le Monde.fr"
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« Répondre #235 le: 10 Juillet 2010 à 01:30:10 »

Leral.net :

"""Le quotidien La Croix parle du calvaire des demandeurs de visas au consulat de France à Dakar
Tous les ans, 30 000 Sénégalais entament la démarche. Ils doivent obligatoirement passer par un serveur téléphonique extérieur et fournir une liste impressionnante de documents


30 000x60 (prix officiel du visa) = 1 800 000 euros
+ le prix de l'invitation (à peine moins) 30 000 X 50 euros = 1 500 000 euros

et à part ça, la France ne s'enrichit pas?... 
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« Répondre #236 le: 10 Juillet 2010 à 01:33:56 »

une assurance voyage et de rapatriement qui coûte 60 € pour trois mois, et n’est pas remboursée en cas de refus,

juste pour dire que mon ami m'a dit ça aussi... et que gilliane, je crois, m'avait dit que c'était remboursé... comme quoi, le remboursement n'est sûrement pas une obligation!   
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« Répondre #237 le: 10 Juillet 2010 à 01:38:33 »

ouais bon, ça me déprime de lire ça 
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« Répondre #238 le: 10 Juillet 2010 à 02:05:30 »

Citation de: Ndar le Hier à 12:12:51
une assurance voyage et de rapatriement qui coûte 60 € pour trois mois, et n’est pas remboursée en cas de refus,

juste pour dire que mon ami m'a dit ça aussi... et que gilliane, je crois, m'avait dit que c'était remboursé... comme quoi, le remboursement n'est sûrement pas une obligation!   

Je n'ai jamais dit cela!
Attention à l'utilisation de citations "tronquées", merci.
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« Répondre #239 le: 10 Juillet 2010 à 02:06:21 »

30 000x60 (prix officiel du visa) = 1 800 000 euros
+ le prix de l'invitation (à peine moins) 30 000 X 50 euros = 1 500 000 euros

et à part ça, la France ne s'enrichit pas?... 

Non, la France ne s'enrichit pas avec ça, je le maintiens!

Qu'est-ce-que cela veut dire s'enrichir pour un pays?
Tous les paiements faits à un Etat sont assimilables à des impôts et taxes
qui servent à financer l'éducation, les routes, les hôpitaux, les aides, la formation,
le fonctionnement de l'Etat, les forces de l'ordre, la justice...
Toute diminution entraine soit l'augmentation d'autres impôts et taxes payés par quelqu'un d'autre
ou aggrave le déficit!
Et que représente 3 millions d'euros à l'échelle de la France?

Que cela soit cher pour certains sénégalais, je suis d'accord.
Que c'est dur à avaler quand le visa est refusé, je suis d'accord
(mais les frais pour l'Etat sont les mêmes).

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/07/02/01016-20100702ARTFIG00673-passeports-biometriques-un-jackpot-pour-l-etat.php

http://www.senat.fr/rap/r06-353/r06-353_mono.html
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