Les cadres Lébous vont affronter Karim Wade si jamais il ne recule pas dans son projet de construire dans le cimetière de Soumbédioune. Ce, pour réclamer plus de «décence vis-à-vis de leurs morts qu'il est en train de profaner en construisant dans les sépulcres.»
Dans un communiqué publié, il y a de cela un an, l'Agence nationale pour l'organisation de la conférence islamique (Anoci) promettait de contourner le cimetière musulman de Soumbédioune Et passée l'accalmie observée par les cadres Lébous qui ont d'ailleurs eu à organiser, à plusieurs reprises, des séances de prières pour dire non «à la profanation de ce lieu saint où reposent (leurs) parents », les entrepreneurs ont entamé des travaux. Et après constat, le Collectif pour la sauvegarde du cimetière musulman des abattoirs est monté sur ses grands chevaux. En réunion de crise avant hier au cimetière, les cadres ont dit niet à une quelconque tentative de démolition des tombes. Mieux, ils promettent de faire face à Karim Wade pour réclamer «plus de décence vis-à-vis de (leurs) aïeux qui ne sont pas tous décomposés puisque le sépulcre n est fermé qu'en 1979, date de fermeture du cimetière. Autrement dit, des cadavres demeurent intacts.»
«On nous a informé que des travaux ont été entamés. Nous nous sommes rendus sur les lieux et on a découvert en fondation et un mur », indique Mouhamed Diagne, membre du Collectif pour la sauvegarde du cimetière musulman des abattoirs. À l'en croire, les Lébous vont retourner à leurs prières des vendredis pour implorer le Clément. Pour le coordonnateur adjoint, Médoune Paye, ; ils se sont réunis mercredi dernier : pour «voir comment faire face à l'Anoci et empêcher toute profanation de ces lieux de culte puisqu'ils se sont rendus compte que ces gens-là n'ont pas reculé.»
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