Effectivement, il ne s'agit pas d'aller "contre", le terme était mal choisi, mais de trouver comment concilier les deux peut-être.
Et puis quelque part, on peut comprendre: même si on détecte les petits soucis, comment vont elles trouver l'argent pour les médocs?
C'est vrai. Pour certaines, c'est le cas. Mais pas pour tout le monde non plus.
Tous les Sénégalais ne sont pas en galère et dans l'incapacité de se payer quoi que ce soit. Certaines familles auront de quoi payer des médicaments.
Dans certains dispensaires, il existe d'autre part une "caisse des cas sociaux" pour les familles les plus démunies. Certains médicaments sont vendus à très bas prix pour ceux qui n'ont pas les moyens.
Si je prends l'exemple d'un centre de santé du Fouta, la consultation pré-natale coûte 200 francs et l'accouchement 3 000 francs.
Dans l'article, le médecin propose que les frais de l'accouchement soient gratuits pour les femmes qui auraient assisté aux 4 visites pré-natales : Au final, elles auraient payé 800 francs pour 4 visites et l'accouchement.
Pour beaucoup de familles, 800 f, c'est faisable.
Toujours pour citer l'exemple de ce dispensaire, ils reçoivent des dons d'une ONG américaine qui fournit des produits enrichis (lentilles enrichies, blé enrichi, huile enrichie, etc.) Les femmes enceintes ont droit à des rations (gratuitement) durant leur grossesse et six mois après l'accouchement si l'enfant est mal nutri.
Tout ça pour die que ce n'est pas forcément un problème d'argent. En tout cas, pas toujours...